Description du projet

Sommaire

TZCLD : une expérimentation en voie de réussite
Le Trièves est un territoire dans lequel le un projet TZCLD s’insérera parfaitement
Le projet est conduit avec une méthode participative et structurée
Les premiers résultats : le projet d’entreprise à but d’emploi se précise
Vers une candidature du Trièves

 

TZCLD : une expérimentation en voie de réussite

TZCLD, c’est une expérimentation conduite dans dix territoires en France ; et même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, cela marche plutôt bien : dans deux territoires, au bout de moins de trois ans, il n’y a plus de chômeur de longue durée. Et dans les autres territoires, cela avance bien. Pas de miracle derrière cela, seulement l’application de trois principes simples, et beaucoup d’énergie dans la mise en œuvre.

Premier principe : nul n’est inemployable, lorsque l’on fait en sorte que l’emploi soit adapté aux personnes. En règle générale, on cherche des personnes adaptées à un emploi ; dans TZCLD, on va chercher et créer des emplois adaptés aux compétences des personnes.

Deuxième principe : ce n’est pas le travail qui manque, il y a un grand nombre de travaux utiles à réaliser, en particulier dans trois domaines : le développement du tissu économique local, la cohésion sociale et la transition écologique. Problème : cela ne correspond pas toujours à une demande solvable.

Mais : troisième principe : ce n’est pas l’argent qui manque. L’idée est de solvabiliser partiellement les demandes en utilisant de façon active l’argent investi de façon passive dans l’indemnisation du chômage.

 

Le Trièves est un territoire dans lequel le un projet TZCLD s’insérera parfaitement

Il y a dans le Trièves 340 chômeurs de longue durée ; c’est presque la moitié des chômeurs du Trièves, et l’ancienneté moyenne d’inscription est de trois ans. Il est probable que ce chômage de longue durée s’explique en partie par le fait qu’il n’est pas toujours aisé de chercher ou d’occuper un emploi dans l’agglomération de Grenoble, même si c’est le cas de plus d’un tiers des actifs du Trièves ; mais la plupart d’entre eux se rendent à leur travail en voiture, faute de transports collectifs rapides et fréquents.

Le Trièves a en revanche de nombreux atouts pour conduire avec succès un projet TZCLD :

  • de nombreux habitants du Trièves s’impliquent dans la vie locale, comme en témoigne le dynamisme de nombreuses associations ; c’est essentiel pour la conduite d’un projet TZCLD.

  • de nombreuses structures (collectivités locales, entreprises, artisans, agriculteurs, associations) sont actives dans le domaine de la transition écologique et énergétique – un des secteurs d’activité dans lesquels un grand nombre d’emplois peuvent être créés.

  • les collectivités locales sont déjà impliquées dans le projet ; outre leur soutien institutionnel et financier, elles apportent aussi une expertise importante et extrêmement utile ; le 22 mai 2019, le Conseil Communautaire a décidé de déposer une candidature en vue de l’extension de la loi TZCLD à de nouveaux territoires.

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Le projet est conduit avec une méthode participative et structurée

Le cœur du projet est le Comité Local pour l’Emploi (CLE) : il s’agit d’une assemblée citoyenne informelle, réunie autour du projet. Sa composition est ouverte à tous, et sans engagement. C’est un espace de communication dans lequel tous les points de vue doivent pouvoir s’exprimer.

Il réunit des habitants, des demandeurs d’emploi, des associations, des collectivités locales, des employeurs (entreprises, artisans, commerçants, indépendants), des organismes partenaires, des élus, des représentants de structures d’insertion. Une cinquantaine de personnes ont participé à ses travaux.

Progressivement, le CLE s’est structuré afin de traiter efficacement les différents aspects de la préparation du projet.

  • L’identification des activités de la future Entreprise à but d’emploi (EBE) a été conduite par deux commissions : la commission “activités” s’est employée à identifier des besoins non couverts, la commission “compétences” a travaillé avec les demandeurs d’emploi engagés dans le projet.

  • La disponibilité de locaux est évidemment un élément essentiel à la mise en œuvre du projet. La Communauté de Communes a mis un local à disposition du projet à Mens, utilisé par les groupes qui travaillent sur la préparation de la candidature ; des locaux supplémentaires dans le même bâtiment sont disponibles et pourraient accueillir les activités de l’EBE.

  • Plusieurs groupes ont contribué au fonctionnement et à l’organisation des activités de préparation du projet : une commission communication s’est chargée de la communication interne et de la communication externe du projet ; une commission méthodologie a mis des outils pratiques à disposition, pour aider au bon fonctionnement de l’ensemble du projet.

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Les premiers résultats : le projet d’entreprise à but d’emploi se précise

➣ Des ateliers collectifs et des entretiens individuels ont permis à des demandeurs d’emploi de longue durée de préciser leurs attentes et leurs compétences. Des “trames” individuelles ont été rédigées, qui serviront au rapprochement avec les activités proposées dans l’EBE et à l’élaboration de plans de formation.

➣ Un fichier des activités potentielles de l’EBE (activités non présentes sur une partie au moins du territoire) a été constitué, en explorant huit domaines : économie du bois, logement, activités sociales, petite enfance, traitement des déchets, tourisme, économies d’énergie, préservation des paysages. Cette liste n’est ni exhaustive ni définitive, certaines idées seront peut-être abandonnées, d’autres seront ajoutées.

L’EBE pourra développer les projets correspondants et créer des emplois, en fonction des compétences des demandeurs d’emploi participant au projet.

➣ L’EBE pourra également proposer des emplois de soutien à des entreprises ou des associations :

  • pour l’aide au surcroît temporaire d’activité
  • pour le test et le lancement de nouvelles activités sur une période limitée, avec l’objectif, en cas de succès de la nouvelle activité, de la création d’un emploi nouveau dans l’entreprise bénéficiaire, et donc la sortie du demandeur d’emploi de l’EBE.

➣ Plusieurs “points de vigilance” ont été identifiés, en fonction de la nature des activités envisagées d’une part, à partir des bilans intermédiaires des dix opérations TZCLD en cours.

  • l’EBE devra réunir un financement initial suffisant pour faire face aux investissements, aux pertes initiales et au besoin de fonds de roulement ; le rythme de développement des activités et des embauches sera ajusté en fonction des possibilités de l’EBE.
  • une attention particulière sera portée aux difficultés que le développement de l’entreprise peut entrainer : le portefeuille d’activités sera nécessairement hétérogène, ce qui nécessitera des arbitrages entre les activités.
  • il sera nécessaire de prévoir des activités “de repli” : les embauches se font en CDI, pour des activités qui peuvent être fluctuantes ; il est nécessaire de disposer d’activités vers lesquelles rediriger les salariés dans les périodes de faible demande des activités fluctuantes.
  • le territoire étant étendu, la planification de l’activité “à domicile” ou “sur place” devra faire en sorte de minimiser les déplacements et de maximiser les opportunités de covoiturage.
  • l’EBE devra établir le programme de formation des salariés en tenant compte d’une part de l’éloignement des centres de formation (donc voir à privilégier des formations à distance par exemple) et d’autre part du fait que les embauches se faisant en CDI, les droits à formation sont modifiés, et peuvent se révéler insuffisants.
  • l’expérience des dix premiers sites d’expérimentation montre l’importance de la mise en place de moyens d’encadrement suffisants.

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Vers une candidature du Trièves

La première inconnue réside dans le calendrier qui sera retenu pour l’extension du modèle TZCLD à d’autres territoires – sachant que la décision de principe de conduire une deuxième phase n’est, à l’heure actuelle, pas prise formellement par le gouvernement.

Reste qu’il est nécessaire de poursuivre le travail de préparation d’une candidature pour le Trièves.

➤ Il convient de poursuivre le travail d’information et d’explication concernant le projet : il ne peut réussir que s’il est soutenu par l’ensemble des acteurs du territoire, ce qui nécessite de commencer par le faire connaître et l’expliquer. C’est vrai en particulier auprès des entreprises, qui pourraient s’inquiéter de la création d’une concurrence déloyale. Ce n’est bien entendu pas du tout le cas, puisqu’un des critères de la création d’une activité par l’EBE est que celle-ci n’entre pas en concurrence avec des prestataires existants.

➤ Chacun des projets d’activité doit faire l’objet d’une étude détaillée (plan d’affaire), concernant les aspects suivants:

  • vérification du caractère non concurrentiel de l’activité
  • production (méthodes, moyens, coûts)
  • marché (quelle demande, quel volume, à quel prix)
  • moyens de commercialisation
  • financement (investissements, besoin de fonds de roulement, amorçage).

 

➤ Et bien sûr, préparer dossier de candidature et un document de synthèse, le diffuser, le présenter et l’expliquer partout où c’est nécessaire.

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